
L’assurance emprunteur protège le remboursement d’un crédit immobilier en cas de décès, d’invalidité ou d’incapacité de travail, selon les garanties souscrites. Elle représente aussi un coût important sur la durée du prêt.
Au moment de la souscription, certaines erreurs peuvent augmenter le prix de l’assurance ou réduire la qualité de la couverture. Une réponse imprécise dans un questionnaire, une mauvaise lecture des exclusions ou une quotité mal choisie peuvent avoir des conséquences importantes.
Quelles sont les principales erreurs à éviter lors de la souscription d’une assurance de prêt ?
Négliger l’équivalence des garanties
Vous pouvez choisir l’assurance proposée par votre banque ou souscrire un contrat auprès d’un autre assureur. Dans les deux cas, le contrat doit répondre aux exigences de l’établissement prêteur.
La banque vérifie notamment les garanties décès, perte totale et irréversible d’autonomie, invalidité et incapacité de travail. Elle peut également examiner les définitions utilisées, les franchises, les exclusions et les plafonds d’indemnisation.
Choisir une assurance uniquement parce qu’elle affiche une cotisation moins élevée peut donc être risqué. Si les garanties sont insuffisantes, la banque peut refuser la substitution.
Demandez la fiche personnalisée de votre prêt avant de comparer les offres. Elle indique les critères à respecter.
Se concentrer uniquement sur le tarif
Le prix est un élément important, mais il ne doit pas être le seul critère de décision. Deux contrats peuvent présenter des cotisations différentes et offrir des niveaux de couverture différents.
Examinez notamment :
- les garanties incluses ;
- les exclusions ;
- les délais de franchise ;
- les limites d’âge ;
- les conditions d’indemnisation ;
- le mode de calcul des cotisations.
Une assurance calculée sur le capital initial peut conserver une cotisation stable. Un contrat calculé sur le capital restant dû peut voir son coût diminuer au fil du remboursement. Pour comparer correctement, étudiez le coût total restant et non seulement le montant mensuel.
Remplir trop rapidement le questionnaire de santé
Lorsque le questionnaire médical est nécessaire, chaque réponse doit être exacte. Une erreur ou une omission peut entraîner des difficultés si un sinistre survient.
Lisez attentivement les périodes mentionnées. Certaines questions portent sur les dernières années, les traitements en cours, les hospitalisations ou les arrêts de travail.
En cas de doute, demandez conseil à l’assureur ou à votre intermédiaire. Vous pouvez aussi consulter votre médecin pour retrouver une information précise.
Ne transmettez pas plus d’informations que nécessaire. Répondez aux questions posées, sans envoyer spontanément l’intégralité de votre dossier médical.
Oublier de déclarer une activité à risque
Certaines professions, activités sportives ou pratiques de loisirs peuvent faire l’objet d’une étude particulière. C’est notamment le cas des sports mécaniques, du parachutisme, de la plongée ou de certaines activités professionnelles exposées.
L’assureur peut proposer une surprime, une exclusion ou une couverture spécifique. La décision dépend des conditions de pratique et du contrat.
Ne minimisez pas votre activité pour obtenir un tarif moins élevé. Si vous commencez une nouvelle activité après la souscription, vérifiez également si votre contrat prévoit une obligation d’information.
Choisir une quotité inadaptée
La quotité correspond à la part du capital assurée pour chaque emprunteur. Lorsque le prêt est souscrit à deux, la répartition peut être différente selon les revenus et la situation du foyer.
Une répartition à 50/50 signifie que chaque emprunteur est assuré sur la moitié du capital. Une répartition à 70/30 ou une couverture à 100 % pour chaque personne peut aussi être envisagée, selon les exigences de la banque et la capacité financière du ménage.
La quotité doit être choisie avec attention. Si un emprunteur ne peut plus rembourser sa part du prêt, l’assurance ne prendra en charge que la proportion prévue au contrat.
Mal lire les exclusions
Une exclusion limite la prise en charge d’une situation prévue dans le contrat. Elle peut concerner une maladie, une activité, une zone géographique ou certaines circonstances.
Les exclusions ne sont pas toujours formulées de manière identique. Examinez leur portée et vérifiez si elles s’appliquent à toutes les garanties ou seulement à certaines d’entre elles.
Posez vos questions avant de signer. Une clause difficile à comprendre mérite une explication écrite.
Attendre le dernier moment
La recherche d’une assurance emprunteur doit commencer suffisamment tôt. L’assureur peut demander des informations complémentaires ou des formalités médicales.
Si le dossier présente une particularité, l’étude peut prendre davantage de temps. Anticiper permet de comparer les offres et de transmettre les documents à la banque dans de bonnes conditions.
Ne résiliez jamais votre contrat actuel avant d’avoir reçu l’accord de la banque et la confirmation de la prise d’effet du nouveau contrat.
Conclusion
Les principales erreurs concernent le choix d’une assurance uniquement sur son prix, la lecture insuffisante des garanties, une déclaration incomplète et une quotité mal adaptée.
Pour sécuriser votre projet, comparez le coût total, vérifiez l’équivalence des garanties et lisez les exclusions. Répondez précisément aux questions posées et demandez une explication en cas de doute.
Sources
- Service-Public.fr — Peut-on changer d’assurance emprunteur ?
https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F16706 - ABE Infoservice — Assurance emprunteur
https://www.abe-infoservice.fr/fr/assurance/assurance-emprunteur - Légifrance — Code des assurances, article L113-2
https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000042193649